Le versement libératoire en micro-entreprise est-il intéressant pour payer moins d’impôts ?
Article mis à jour : Août 2026
En micro-entreprise, tu as la possibilité d’opter pour le versement libératoire, une autre façon de payer ton impôt sur le revenu. On entend souvent que le versement libératoire permet de payer moins d’impôts. Mais dans les faits, ça n’est pas si simple… Dans cet article, on démêle le vrai du faux !
Qu’est-ce que le versement libératoire ?
En tant que freelance, le système classique pour les impôts est le suivant : tu paies des acomptes, et tu as une régularisation annuelle suite à ta déclaration de revenus (voir cet article).
Le versement libératoire, c’est une option que tu peux prendre (en micro-entreprise uniquement), pour payer tes impôts de façon différente.
Il s’agit de payer tes impôts tous les mois, en même temps que tes cotisations sociales à l’URSSAF, et selon un taux unique, quel que soit ton chiffre d’affaires. C’est le même taux pour tout le monde, et celui-ci est de :
- 1% pour de la vente de marchandises
- 1,70% pour de la prestation de services BIC
- 2,20% pour de la prestation de services en BNC
Une fois que tu as payé tes impôts avec le versement libératoire, même si tu dois encore déclarer tes revenus annuellement, il n’y a pas de régularisation et c’est beaucoup plus simple. De plus, ces taux sont plutôt faibles et donc, dans la plupart du temps, c’est intéressant financièrement.
Mais le versement libératoire permet-il toujours de payer moins d’impôts ?
Le versement libératoire permet-il de payer moins d’impôts ?
En réalité, pas forcément ! Il y a plusieurs cas de figure. Déjà, si tu n’es pas imposable, il ne faut bien sûr pas prendre le versement libératoire. Inutile d’opter pour ce fonctionnement si avec le fonctionnement classique, tu ne paies pas d’impôts.
Mais même si tu paies des impôts avec un taux plus élevé que ceux du versement libératoire, il faut quand même faire le calcul. Avec le système classique, les impôts appliquent un abattement (qui est de 71 % pour la vente BIC, 50 % pour le service BIC et 34 % pour le service BNC), donc tu n’es imposé que sur une partie de ton chiffre d’affaires. Cet abattement n’est pas appliqué avec le versement libératoire, le taux unique est directement appliqué sur ton chiffre d’affaires. De plus, ce que tu paierais avec le système classique dépend de nombreux facteurs (quotient familial, revenus divers…).
Il est donc recommandé de faire une estimation de ce que tu paierais avec et sans le versement libératoire pour voir quelle est l’option la plus avantageuse pour toi !
Aussi, il faut savoir que le versement libératoire n’est pas disponible pour tout le monde ! Pour le demander, il faut remplir certaines conditions de revenus. La première chose à faire est donc de vérifier que tu as droit au versement libératoire. Sinon, les impôts peuvent te demander, des années après, tout l’argent que tu leur dois…
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Comment prendre / arrêter le versement libératoire ?
La formalité est extrêmement simple, il suffit d’envoyer un message à l’URSSAF via ton espace. La seule chose à penser est la suivante : il faut faire ça avant le 30 Septembre pour que ça soit mis en place l’année suivante.
Par exemple, si tu envoies le message début Septembre 2026 pour prendre le versement libératoire, tu auras le versement libératoire en 2027. Si tu envoies le message début Septembre 2026 pour l’arrêter, tu ne l’auras plus en 2027.
Attention ! Si tu optes pour le versement libératoire, tu devras chaque année vérifier que tu y as toujours droit, et si ce n’est plus le cas, l’arrêter. De même, il faudra chaque année vérifier que c’est toujours intéressant financièrement pour toi. N’hésite pas à utiliser mon tutoriel pour ça.
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