Devenir freelance : les différents statuts à connaître

Devenir freelance : les différents statuts à connaître

Article mis à jour : Mars 2026

Tu souhaites devenir freelance et tu es complètement perdu parmi les différents statuts ? Qu’est-ce qu’une entreprise individuelle, le statut artiste-auteur, la micro-entreprise ? Tu te demandes quelle est la différence entre un régime juridique, fiscal et social ? C’est parfait, tu es au bon endroit ! Je décortique tous ces termes pour t’aider à y voir plus clair.

Le statut juridique

Le statut juridique, c’est la forme de ton entreprise (EI, EURL, SARL, SASU…). Lorsque l’on est freelance, on débute très souvent par ouvrir une Entreprise Individuelle (EI), quel que soit le statut fiscal et social.

Le statut fiscal

Le statut fiscal, c’est ton type d’imposition (impôt sur le revenu). Il en existe 3 :

  • Le régime micro-fiscal

Le régime micro-fiscal est un régime simplifié. Tu déclares ton CA (chiffre d’affaires) et tu bénéficies d’un abattement forfaitaire de 34%. Tu es donc imposé sur 66% de ton CA.

Ce régime fiscal est soumis à des plafonds : 83 600€ (en services BIC/BNC) ou 203 100€ (en ventes BIC). Au-delà, il faut passer en déclaration contrôlée.

Remarque : on peut être artiste-auteur (régime social) et opter pour le régime micro-fiscal (régime fiscal).

  • Le régime de la déclaration contrôlée

C’est le régime « classique » des entreprises : il faut déclarer avec exactitude le détail de tes dépenses professionnelles (frais, matériel, assurances, déplacements, sous-traitance…) afin de les déduire de tes impôts.

Ce régime est beaucoup plus lourd en termes de gestion comptable et de formalités administratives, mais il n’est pas obligatoire d’opter pour ce régime avant d’atteindre les plafonds énoncés au-dessus.

  • Le versement libératoire

Pour le versement libératoire, tu paies ton impôt en même temps que tes cotisations, selon un taux forfaitaire unique, quel que soit le montant de ton CA. Celui-ci représente : 1% pour de la vente de marchandise, 1,70% en services BIC et 2,20% en services BNC.

Pour opter pour ce régime, il faut faire une demande spécifique. Ce régime est également soumis à des conditions de revenus.

Remarque : le versement libératoire est un régime fiscal disponible uniquement pour les micro-entrepreneurs (pas pour les artistes-auteurs).

Le statut social

Le statut social, c’est ton fonctionnement par rapport aux cotisations sociales. C’est ton activité qui va déterminer le régime social auquel tu appartiens. Dans le cas des créatifs freelances, il en existe 3 :

  • Le régime des artistes-auteurs

Le régime des artistes-auteurs regroupe les professionnels vivant de la création d’œuvres originales et de droits d’auteur.

Les cotisations sociales représentent 16,2% à 24,2% de l’assiette sociale. Dans ce régime, les cotisations sont prélevées l’année suivante (avec des acomptes la première année).

  • Le régime libéral classique

Le régime libéral classique permet de facturer tous types de prestations.

Le système de cotisations sociales est ici beaucoup plus lourd, basé sur plusieurs calculs complexes. Au final, les cotisations s’élèvent à environ 30% à 35% du brut.

  • Le régime de la micro-entreprise

Le régime de la micro-entreprise permet d’exercer tout un panel d’activités (création, service, commerce, artisanat…) et ne se limite pas uniquement à la création originale.

Les cotisations sociales représentent 12,30% pour de la vente de marchandises, 21,20% pour de la prestation de services artisanale ou commerciale, et 25,60% pour une activité libérale de prestation de services. Elles sont calculées sur les recettes réelles (pas de revenus, pas de cotisations).

 

Tu es perdu parmi tous ces termes administratifs ? Rejoins ma newsletter ! J’y décrypte l’administratif, spécialement pour les freelances. Statuts, cotisations, obligations… Tu seras sûr de ne rien louper !